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01-07-2003

Comment la nutrition prévient et traite les problèmes de santé les plus courants (6ème partie)

Asthme, diminuer la fréquence des crises et améliorer la capacité respiratoire

L'asthme est une maladie chronique des voies aériennes supérieures dont les manifestations sont complexes et diverses. C'est aussi la seule maladie chronique dont la morbidité et la mortalité aient augmenté au cours de ces 20/25 dernières années. La pollution et, notamment, l'ozone, un puissant générateur de radicaux libres, est certainement pour beaucoup dans la progression de cette pathologie.

Les résultats d'études épidémiologiques récentes montrent que les pics de pollution coïncident souvent avec une augmentation de la fréquence des crises d'asthme.

L'ozone est un puissant oxydant qui semble exercer ses effets toxiques à travers des réactions radicalaires. Les poumons se protègent alors en mobilisant des antioxydants dans le liquide alvéolaire: glutathion, acide urique, vitaminesC et E,… Lorsque ces défenses antioxydantes sont épuisées et débordées, un risque d'inflammation et de maladies respiratoires telles que l'asthme apparaît.
Dans une étude1 publiée au début de cette année, des chercheurs indiens ont déterminé les niveaux sanguins d'antioxydants et d'oxydants de 38 hommes et femmes avec un asthme bronchique et les ont comparés avec ceux de 23 sujets en bonne santé. L'analyse des échantillons de sang a montré un déséquilibre oxydants/antioxydants chez les patients asthmatiques.

Une étude conduite par une équipe de chercheurs de l'Ecole de santé publique et de médecine communautaire de l'Université Washington à Seattle aux Etats-Unis a montré qu'une supplémentation en vitamines antioxydantes E et C pouvait avoir des effets bénéfiques sur des patients asthmatiques. Au cours de l'étude, 17 patients ont reçu quotidiennement pendant cinq semaines 400 UI de vitamine E et 500 mg de vitamine C puis, au cours de cinq semaines supplémentaires, un placebo. A la fin de chaque phase de l'étude, les patients ont été exposés à de l'air contenant de l'ozone pendant 45 minutes et, ensuite, à du dioxyde de soufre pendant deux fois dix minutes. Après cinq semaines de supplémentation, et par rapport à la période sous placebo, les tests ont montré une amélioration importante de la fonction pulmonaire. Deux ans plus tard, la même équipe a constaté que les niveaux plasmatiques de vitamine C et de bêta-carotène étaient inversement associés aux valeurs du pic du flux d'expiration.

Des chercheurs ont passé en revue 19 articles scientifiques portant sur la vitamine C et l'asthme. 13 d'entre eux rapportaient un bénéfice, certains même une rémission totale des symptômes tandis que 6 d'entre eux faisaient état de peu ou pas d'effets positifs. Une autre revue incluant 11 études constatait que six d'entre elles montraient qu'un traitement avec de la vitamine C apportait des améliorations significatives dans les mesures respiratoires et les symptômes de l'asthme. La vitamine C semblait agir de façon dose-dépendante.

Chez des adultes2, une relation protectrice a été observée entre la consommation de sélénium et l'asthme dans une vaste étude de population en cas contrôlés. Dans un petit essai3 en double aveugle, une supplémentation quotidienne avec 100 mcg de sélénite de sodium (une forme de sélénium) pendant 14 semaines a eu pour résultat une amélioration clinique chez six patients sur onze contre seulement un sur dix dans le groupe placebo.

Les niveaux de magnésium sont fréquemment faibles chez les asthmatiques. Un certain nombre de données suggèrent qu'une consommation de magnésium alimentaire serait associée à une meilleure fonction pulmonaire et une diminution de la réactivité bronchique. Ainsi, dans un essai préliminaire, 18 adultes asthmatiques ont pris 300 mg de magnésium chaque jour pendant un mois et ont constaté une réduction de leur réactivité bronchique.4

La Quercétine, un flavonoïde que l'on retrouve dans la plupart des plantes, exerce une action inhibitrice sur la lipoxygénase, une enzyme qui participe au déclenchement des symptômes de l'asthme.

L'herbe indienne Boswella serratta est utilisée pour ses propriétés anti-inflammatoires. Une étude5 d'une durée de six semaines, en double aveugle et contrôlée par placebo a porté sur 80 individus avec un asthme relativement léger. Les patients ont reçu trois fois par jour une dose de 300 mg d'un extrait de Boswella. Le traitement a diminué la fréquence des crises d'asthme et a amélioré les mesures objectives de la capacité respiratoire.

Une étude en double aveugle montre que l'huile de poisson réduit les réactions aux allergènes qui peuvent déclencher des crises chez certains asthmatiques.6 Des données indiquent que les enfants qui mangent des poissons gras ont beaucoup moins de risque d'avoir de l'asthme. De plus, dans une étude en double aveugle, des enfants recevant 300 mg d'huile de poisson (apportant 84 mg d'EPA et 36 mg de DHA) ont vu les symptômes de leur asthme s'améliorer significativement. Bien que les données supportant l'utilisation d'huile de poisson restent encore quelque peu contradictoires, une consommation plus importante de poisson associée à une supplémentation en huile de poisson devraient être envisagés plus souvent, particulièrement dans le cas d'enfants asthmatiques.7

La dégénérescence maculaire liée à l'âge, retarder son apparition et son développement

La dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) est une maladie dégénérative de l'œil. Elle touche plus précisément la rétine, la zone permettant la lecture, la vision fine et la reconnaissance des visages. C'est la première cause de cécité chez les personnes de plus de 65 ans.

Plusieurs études épidémiologiques montrent que les vitamines antioxydantes C et E, des caroténoïdes et certains minéraux auraient un effet protecteur contre cette pathologie dégénérative. Trois études épidémiologiques indiquent ainsi que les sujets ayant des niveaux plasmatiques élevés de vitamineE ont un risque au moins 50% plus faible de développer une DMLA. Une étude réalisée sur 2584 habitants de la ville de Sète, en France, montre que des niveaux plus élevés d'alpha-tocophérol (une forme de vitamine E) sont inversement reliés au développement et à la progression de la DMLA. La Baltimore Longitunal Study of Aging souligne que le tocophérol ou une combinaison antioxydante incluant tocophérol, caroténoïdes et vitamine C exercent une action protectrice. Une étude d'intervention a examiné l'effet d'une supplémentation avec des doses importantes d'antioxydants sur la progression de la DMLA. 3640 personnes âgées de 55 à 80 ans avec une DMLA diagnostiquée ont reçu une supplémentation pendant un peu plus de six ans avec un mélange d'antioxydants (500 mg de vitamineC, 400 UI de vitamine E, 15 mg de bêta-carotène ou 80 mg de zinc associés à 2 mg de cuivre ou le mélange d'antioxydants avec le zinc ou un placebo). Comparée au placebo, la supplémentation en zinc seul ou en zinc associé aux antioxydants réduisait respectivement le risque de progression de la maladie de 30 et 34%.8

Le zinc est présent dans l'épithélium pigmentaire de la rétine où il joue un rôle important dans différents systèmes enzymatiques. De faibles niveaux alimentaires de zinc semblent liés à une augmentation du risque de développer une DMLA. L'évaluation de 1968 sujets participants à la Beaver Dam Eye Study a montré que les sujets consommant les quantités les plus importantes de zinc avaient moins de risque de développer une DMLA que ceux qui en prenaient de faibles quantités.
Une étude en double aveugle contrôlée par placebo a examiné l'effet d'une supplémentation orale en zinc sur la progression de la maladie. 151 sujets âgés de 42 à 89 ans, atteints d'une DMLA, ont reçu quotidiennement 100 mg de zinc ou un placebo. Pendant les 12 à 24 mois de suivi, le groupe traité par le zinc a perdu significativement moins d'acuité visuelle que celui sous placebo.

La région maculaire de l'œil est recouverte par le pigment maculaire composé de deux pigments jaunes, la lutéine et la zéaxanthine. Les chercheurs travaillent actuellement à démontrer que ce pigment maculaire protège contre la DMLA et que, par suite, augmenter sa densité en ingérant davantage de lutéine et de zéaxanthine aura pour résultat une diminution de l'incidence de cette pathologie. D'ores et déjà, un grand nombre de données soulignent l'effet protecteur de ce pigment. Cet effet s'exercerait notamment grâce à la capacité de ces deux caroténoïdes à filtrer la lumière bleue visible et à s'opposer aux dommages radicalaires.

Une étude a montré que les concentrations de lutéine et de zéaxanthine étaient en moyenne 30% plus faibles dans les yeux de patients atteints de DMLA que dans ceux ne souffrant pas de cette maladie. Le principal auteur de l'étude, le Pr Richard Bone, de l'Université Internationale de Floride, commente ainsi ces résultats: “Nous avons maintenant une preuve importante qui nous amène pratiquement à déclarer que de faibles niveaux de lutéine et de zéaxanthine dans la rétine peuvent constituer l'un des facteurs de risque de la DMLA. Par conséquent, comme il n'y a pas de traitement pour cette maladie, des suppléments de lutéine pourraient apporter une certaine protection à la population vieillissante”.

Plusieurs études ont également mis en évidence qu'une alimentation riche en lutéine était associée à une diminution du risque de DMLA. De plus, la consommation de suppléments nutritionnels contenant de la lutéine augmente les niveaux de ce caroténoïde dans le sang et dans la macula.

Des chercheurs9 ont comparé l'absorption de différentes doses de lutéines et de zéaxanthine dans le sang et dans la macula (2,4 mg de lutéine, 5, 20 et 30 mg de lutéine provenant d'esters de lutéine et 30 mg de zéaxanthine). Quatre expériences ont été réalisées avec des sujets jeunes, d'âge moyen ou âgés, hommes et femmes. Le nombre de sujets impliqués dans ces expériences variait de 2 à 21 et la durée de la supplémentation de 60 jours à 6 mois.

Quelle que soit la dose de supplémentation, les niveaux de lutéine sanguins ont augmenté chez tous les sujets. Les niveaux maculaires se sont élevés chez un certain nombre de patients, essentiellement chez ceux prenant les doses les plus élevées de lutéine. L'accumulation de la lutéine dans la macula variait énormément d'un sujet à l'autre et même d'un œil à l'autre chez le même patient. Cette étude souligne donc qu'une supplémentation avec des doses importantes de lutéine peut augmenter la densité du pigment maculaire et, ainsi, diminuer le risque de développer une DMLA.

Des nutriments comme le ginkgo biloba, l'extrait de pépins de raisin ou de myrtille, la vinpocétine, en améliorant la circulation micro-capillaire dans l'œil, peuvent contribuer à freiner la détérioration de la macula.

Diabète: un impératif, contrôler la glycémie

Le diabète se caractérise par un excès de sucre dans le sang. Le glucose, le sucre utilisé par notre organisme est la principale source d'énergie des muscles et du cerveau. Indispensable au bon fonctionnement de nos cellules, il devient toxique lorsqu'il est en excès.

Le taux de glucose sanguin ou glycémie est régulé par une hormone, l'insuline. Le diabète est la conséquence d'une production inadaptée d'insuline qui est alors incapable de contrôler la glycémie.

Le diabète de type 1 ou insulino-dépendant est caractérisé par une absence de production d'insuline et survient généralement avant l'âge de 20 ans. Le diabète de type 2 ou non insulino-dépendant se déclare le plus souvent après 50 ans et résulte d'un affaiblissement de la sécrétion d'insuline alliée à une diminution de la sensibilité des tissus aux effets de l'insuline (insulino-résistance).

Le taux normal de glucose dans le sang est d'environ 1g/l le matin à jeun. Le diabète se définit par une élévation permanente de ce taux, supérieur ou égal à 1,26 g/l, ou hyperglycémie chronique. L'excès de glucose dans le sang est à l'origine de nombreuses et graves complications du diabète qui peuvent toucher les reins, les yeux, les systèmes nerveux ou cardiovasculaires.
Un grand nombre de travaux scientifiques ont évalué des stratégies d'interventions susceptibles d'aider, à côté des médicaments standards et d'une alimentation adaptée, à améliorer le contrôle de la glycémie et à diminuer la fréquence et la sévérité des complications.

L'instabilité des taux de glucose sanguin étant associée à une augmentation du stress oxydatif, des études ont examiné les effets bénéfiques potentiels de certains antioxydants comme la vitamine E, le sélénium ou la N-acétyl cystéine. D'autres travaux ont examiné les effets de la vitamine E, de l'acide alpha-lipoïque ou d'extraits botaniques sur le contrôle de la glycémie chez l'animal et chez l'homme atteints de diabète.

On a largement montré, chez l'animal comme chez l'homme atteints de diabète, qu'une supplémentation en vitamine E diminue le stress oxydant. Ainsi, dans une étude portant sur 35 patients avec un diabète de type 1, les niveaux plasmatiques de malon dialdéhyde, un marqueur du stress oxydatif, diminuaient de façon significative après une supplémentation avec 100 UI quotidiennes de vitamine E. Les niveaux plasmatiques de malon dialdéhyde et d'autres marqueurs du stress oxydatif étaient également nettement abaissés après une supplémentation quotidienne avec 100 UI de vitamine E pendant 30 jours dans une étude contrôlée par placebo portant sur 29 sujets atteints de diabète de type 1. La vitamine E a également un effet bénéfique sur l'équilibre glycémique.

Vingt-quatre hommes souffrant d'hypertension ont reçu quotidiennement 600 mg de vitamine E ou un placebo. La supplémentation en vitamine E a augmenté la sensibilité à l'insuline et accru les concentrations cellulaires en magnésium. Ce dernier protégerait des lésions oxydatives et normaliserait les niveaux de glucose circulant.10
Les personnes souffrant de diabète ont tendance à avoir de faibles niveaux de magnésium. Une recherche en double aveugle indique qu'une supplémentation apporte une solution efficace à ce problème.

La N-acétyl-cystéine agit en synergie avec les vitamines antioxydantesE et C chez les diabétiques. Ensemble, ces trois nutriments réduisent les niveaux sanguins de glucose chez des souris diabétiques. Le traitement antioxydant réduit l'apoptose dans les cellules bêta sans changer leur rythme de prolifération, soutenant l'hypothèse qu'en cas d'hyperglycémie, l'apoptose induite par le stress oxydant diminue la masse des cellules bêta.11

Chez des diabétiques de type 2, l'acide alpha-lipoïque a un effet mimétique de l'insuline et améliore l'utilisation du glucose. Ainsi, la consommation stimulée par l'insuline de glucose par les muscles était identique chez des rats diabétiques traités par l'acide alpha-lipoïque que chez des animaux en bonne santé. Elle était moins importante chez des animaux diabétiques non traités. Plusieurs essais ont montré qu'une supplémentation quotidienne avec 600 à 1200 mg d'acide alpha-lipoïque améliore la sensibilité à l'insuline et les symptômes de neuropathie diabétique.

Chez l'animal, le sélénium améliore la tolérance au glucose et a démontré d'autres effets similaires à ceux de l'insuline. Chez des souris diabétiques avec une hyperglycémie et des niveaux abaissés de glutathion, le sélénium renverse la situation, la faisant pratiquement revenir à la normale dans la plupart des cas. Après huit semaines de supplémentation avec du sélénium, les niveaux sanguins de glucose étaient améliorés tout comme la fonction cardiaque chez des rats diabétiques.

Le chrome est un nutriment indispensable au bon fonctionnement de l'insuline. Des déficiences en cet élément trace essentiel produisent des symptômes similaires à ceux du diabète et des maladies cardiovasculaires. A l'inverse, une supplémentation avec du picolinate de chrome améliore la sensibilité à l'insuline chez les sujets hyperglycémiques, diabétiques et hyperlipidémiques. Des sujets ont reçu deux fois par jour pendant quatre mois, 100 ou 500 mcg de picolinate de chrome ou un placebo. La dose de 100 mcg deux fois par jour a provoqué des améliorations significatives du système insuline/glucose et celle de 500 mcg des améliorations très significatives.12

Le sulfate de vanadyle, une forme de vanadium, peut améliorer le contrôle de la glycémie chez des diabétiques de type 2 mais n'est d'aucune aide pour ceux de type 1. Sur une période de six semaines, un petit groupe de diabétiques de type 2 a reçu 75 à 300 mg de sulfate de vanadyle par jour. Dans les groupes recevant 150 à 300 mg de sulfate de vanadyle, le métabolisme du glucose était amélioré, la glycémie à jeun diminuée et d'autres marqueurs d'un taux de sucre sanguin élevé réduit13.
Chez des rats diabétiques, Gymnena sylvestre, une herbe ayurvédique, réduit significativement la glycémie, remonte les taux sériques d'insuline à jeun presque à des niveaux normaux et multiplie par deux le nombre d'îlots de Langerhans et de cellules bêta. Une étude in vivo a indiqué que le Gymnena sylvestre réduirait plus efficacement que l'insuline le contenu des foies diabétiques en glycogène. Chez des patients diabétiques, il stimule l'insuline endogène, probablement par la régénération des cellules bêta. Vingt-sept patients traités par insuline ont reçu quotidiennement 400 mg d'un extrait de Gymnena sylvestre.14 Cette supplémentation a diminué leurs besoins en insuline de près de 50% et a pratiquement fait revenir à la normale les taux de lipides sériques. De plus, les patients ont rapporté une amélioration de leur humeur et de leur forme physique.

En Inde, les diabétiques consomment régulièrement du melon amer (Mormodica charantica) en raison de ses effets anti-diabétiques. A la différence d'autres agents diminuant la glycémie, le melon amer interviendrait à l'extérieur du pancréas en ralentissant le transport du glucose hors de l'intestin grêle. De nombreuses études soutiennent son effcacité à diminuer la glycémie.

L'herbe Galega officinalis, est une source naturelle d'aminoguanidine, capable de prévenir la formation de produits de glycation avancée voire, même, de détruire certaines liaisons croisées. Elle était déjà utilisée dans l'Europe médiévale pour traiter les diabétiques. Dans une étude, un extrait de diminue de 32% la glycémie de rats diabétiques.15 La Galega officinalis abaisse les niveaux sanguins de sucre chez l'homme en bonne santé comme chez le diabétique.

Une étude16 en double aveugle, contrôlée par placebo, réalisée à l'Université de Oulu, en Finlande, et portant sur 36 patients souffrant d'un diabète de type 2, montre que 200 mg de ginseng coréen administrés quotidiennement pendant huit semaines améliore l'humeur et l'activité physique tout en diminuant les taux de glycémie à jeun et le poids corporel.

Les graines de fenugrec (Trigonella foenum graecum) sont constituées de près de 50% de fibres dont 20% de mucilage. Différentes études indiquent que, chez des patients diabétiques, le fenugrec abaisse la glycémie a jeu et post-prandiale.17

L'acide corosolique, extrait des feuilles de Lagerstroemia speciosa, abaisse très efficacement la glycémie. En 1998, une étude croisée contrôlée par placebo a été réalisée au Japon par une équipe de l'école médicale Jikeikai de Tokyo. 24 sujets, atteints d'un diabète léger de type 2, incapables de tolérer une charge élevée de glucose, avec une glycémie à jeun atteignant 100 mg/dl ont reçu trois fois par jour après les repas, un extrait standardisé d'acide corosolique ou un placebo. En quatre semaines de traitement, la glycémie des sujets traités a été diminuée sans aucun signe d'effet secondaire.

L'année suivante, une autre étude conduite par le Dr William Judy à l'Institut de recherche biomédicale du sud-ouest, à Brandenton en Floride, confirme ces résultats. 12 sujets avec un diabète léger de type 2 ont été enrôlés dans cet essai qui a duré 22 semaines. Ils ont été divisés en trois groupes qui ont respectivement reçu 16, 32 ou 48 mg par jour d'acide corosolique. A la fin du traitement, la glycémie avait chuté de 4,9% avec la dose de 16mg, de 10,7% avec 32 mg et de 31,9% avec 48 mg. Ces résultats ont donc montré que plus la dose quotidienne d'acide corosolique était importante, plus la chute de la glycémie l'était également.

Dans un essai clinique randomisé, des patients souffrant de diabète de type 2 ont reçu quotidiennement pendant deux semaines 32 et 48 mg d'acide corosolique. Les niveaux de glycémie ont chuté de 20 à 32%.18


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